Publié : 15 mai 2005

Origine et fondements de la série ES

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De la série B à la série ES (Economique et sociale)

Les Sciences économiques et sociales (SES) et la filière B sont nées à la rentrée 1966. En 1993, à la suite de la réforme Jospin, la série B devient la série ES (Économique et Sociale) avec des programmes et des horaires rénovés. Si les bacheliers B représentaient 12% des élèves de terminale en 1980, les élèves de la série ES en représentent 16% aujourd’hui (en tenant compte de la création du bac professionnel), soit à peu près 100 000 lycéens. Ils constituent 28% des bacheliers de l’enseignement général.

Des objectifs ambitieux

La série ES s’est constitée dès l’origine comme une alternative à la filière scientifique et à la filière littéraire. Dans un Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale de 1966, les fondateurs de l’enseignement des SES, Marcel Roncayolo et Guy Palmade, affirment que "l’originalité d’un tel enseignement est de conduire à la connaissance et à l’intelligence des économies et des sociétés d’aujourd’hui et d’intégrer cette acquisition à la formation générale des élèves, à leur culture. (...). Il s’agit d’assurer l’application correcte d’un esprit expérimental à l’étude des réalités en cause, de fournir les premiers éléments d’une perception de ces réalités, de développer des habitudes intellectuelles propres à leur analyse."

Des pratiques spécifiques

Pour conduire des élèves de cet âge à cette connaissance, il a fallu inventer un nouveau rapport au savoir. Dès le départ, l’enseignement des SES fait explicitement référence aux méthodes actives (travail sur documents en classe, en groupe ou seul, exposés ou constitution de dossiers, enquêtes de terrain, construction collective du savoir par la réflexion et le débat en classe) comme le moyen d’affiner la réflexion et d’acquérir une distance critique nécessaire.